Chronique : Cinéma Parodiso

Chronique : Cinéma Parodiso

« Rien n’est plus semblable à l’identique que ce qui est pareil à la même chose. » disait Pierre Dac. Qui n’a jamais rêvé de déglinguer Pocahontas, Daisy Duke ou les Signé Cat’s Eyes, directement contre un mur et sans anesthésie ? Princesses, actrices de séries B et autres mangas… ça excite, hein !

Il était une fois, en Angleterre, une jeune fille prénommée Alice [Kristine DeBell]. Un jour, elle sui-vit un lapin blanc qui lui fit découvrir un pays merveilleux et tout plein d’amis qui la déglinguèrent joyeusement : un chapelier fou, expert en déglaçage au foutre, une méchante reine adorant se faire téter le ber-lingot.

Ce qui est sûr, c’est que Bud Townsend [le réal], en 1976, était loin des productions Disney.Aujourd’hui elles fleurissent sur les sites pornos. Et vous pensiez que c’était nouveau… « Queue » nenni mes bons, parodie, tout n’est que parodie.

Rappelez-vous, c’était les années 70. Les hippies et leurs peace and love tracés sur leurs poitrines offertes aux regards des badauds d’une morne société française engluée dans ses pastilles Vichy. Un vent libératoire soufflait alors sur les écrans des salles obscures, aux décors d’un pur style « amanite tue-mouche ». Le rouge des fauteuils le disputait alors à la blancheur du foutre giclé, deçà delà, par des spectateurs extatiques, ou sur les Super 8 d’import des partouses chez les Durand.

Déjà se profilaient les carrières des Karine Gambier et autres Claudine Beccarie. Et point de duvet. Du mérinos, de l’angora ! Ô époque regrettée, où un cunnilingus s’attaquait d’abord au taille-haie…Mais reprenons le fil, pour continuer d’en découdre. Bruno Bettelheim [1903-1990], écrivait dans Psychanalyse des contes de fées en 1976 : « […] les contes de fées dépeignent une intégration du moi qui permet une satisfaction conve-nable des désirs du ça. »

Alors on regrette de pas avoir lu, comme moi, tout Lacan dans le texte, hein ! Je traduis : Blanche Neige, des nains… sept raisons pour un gang bang ! Et Dorothy ! pensez-vous qu’une lolita qui traîne avec un homme de fer-blanc, un épouvantail et un lion tout ça pour se rendre chez un magicien, n’a pas une propension aux sex-toys, aux male dolls, à la zoophilie et à l’au-cul(te) ? laissez-moi rire !

N’imaginez pas pour autant que j’ai des velléités de me taper une ingénue déguisée en Candy… Quoique. Après le nouveau roman, l’art nouveau et la nouvelle vague, il fallait bien que de Godard aux gros dards, le X innove à son tour.

Ô combien de vagins, combien de couilles pleines, se sont vidés alors, dans ce style naissant à l’avenir prometteur. Combien sont-elles, ces actrices, à avoir incarné sur tant de VHS aux bandes désormais collées, princesses et fées, toutes perverses et sodomites.

Si le succès d’une resucée [le mot est bon, je trouve] dépend de l’audience de l’original, n’oublions pas qu’un homme d’une banalité crasse, ramènera plus à Madame, pour démarrer le moteur, Iron Man XXX que Crache Tout dans ma Bouche ! [Nonobstant, j’ai une légère préférence pour le second].

Au cours des décennies suivantes, fleurira un nombre conséquent de pornos directement inspirés de films d’action, de SF ou d’horreur. Si vous voulez des exemples, j’en ai plein mes Hot ! De l’adaptation des Contes de Canterbury [avec Hypatia Lee] à Blanche Neige [avec Ludmilla Antonova], un film qui demeurera dans les « anales ».

Les films à succès de ces dernières années verront ainsi l’avènement des héros. Place aux comiques du comics, rejoignant par-là le succès remporté par les hentai à gros nichons de nos amis nippons. Ainsi, Avengers ou Batman de Marvel ou de DC se verront adaptés en version hard. [il manque Hulk, mais il est monté en triple XL…].

Mais un peu de chauvinisme que diable ! À nous les ch’tites coquines fera un tabac ! Car Nous aussi savons parodier. Même si nous sommes plus sur de la téléréalité [Qui veut baiser mon fils, etc.], nos productions font un carton. Comme quoi, face aux Américains, on n’est pas si Saw…

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